Gandalf : Un Magicien n'est jamais en retard, Frodon Sacquet, ni en avance d'ailleurs. Il arrive précisement à l'heure prévue.
Frodon : C'est merveilleux de vous voir, Gandalf.
Gandalf : Vous n'avez pas cru que je manquerais l'anniversaire de votre oncle Bilbon Alors, comment va ce vieux vaurien ? On dit que sa fête sera particulièrement somptueuse.
Frodon : Vous connaissez Bilbon. Il a mit toute la Comté sans dessus dessous.
Gandalf : Alors voilà qui n'est pas sans lui déplaire.
Frodon : La moitié de la Comté est invitée et l'autre moitié viendra quand même.
Bilbon : Ainsi s'écoule la vie dans la Comté, comme dans les Ages passés avec ses allers et venues et un changement qui s'approche lentement si jamais il doit avoir lieu. Car les choses sont faites pour durer dans la Comté. Passant de générations en générations, il y a toujours eu un Sacquet vivant ici, sous la Colline, à Cul-de-sac. Et il y en aura toujours un !
Frodon : Pour tout vous dire, Bilbon est bizarre ces derniers temps. Enfin plus que de coutume. Il a pris l'habitude de s'enfermer dans son bureau, et passes des heures et des heures penché sur de vieilles cartes croyant que je ne le vois pas. Il prépare quelque chose. Très bien, gardez vos secrets. Oui je sais bien que vous êtes impliqué !
Gandalf : Sacrebleu !
Frodon : Avant votre venue, nous les Sacquet étions très bien vu ici. Aucune aventure d'aucune sorte. Rien d'inattendu ne se passait !
Gandalf : Si vous faites référence à l'incident avec le Dragon, je n'étais que peu impliqué. Tout ce que j'ai fait c'est donner un coup de coude à votre oncle pour passer la porte.
Frodon : Quoi que vous ayez fait, on vous a officiellement surnommé « le trouble paix ».
Enfants : S'il vous plaît Gandalf, les feux d'artifices ! Les fusées de feu !
Frodon : Gandalf, je suis content que vous soyez revenu.
Gandalf : Moi aussi, cher petit, moi aussi.
Bilbon : Non merci! Nous n'acceptons plus de visiteurs, qu'ils soient amis ou de simple relation !
Gandalf : Et que faites-vous des très vieux amis ?
Bilbon : Mon cher Gandalf !
Gandalf : Bilbon Sacquet !
Bilbon : Mon cher Gandalf !
Gandalf : C'est bon de vous voir ! Cent onze ans ! Qui pourrait le croire ! Vous n'avez pas pris une ride !
Bilbon : Je vous en prie entrez, soyez le bienvenu. Je suis très heureux de vous voir ! Du thé ? Ou peut-être quelque chose de plus fort. Il me reste quelques bouteilles d'un excellent vin qui date de 1296, très bonne année. Il est presque aussi vieux que moi ! C'est mon père qui l'avait mis en cave. Et si nous en ouvrions une ?
Gandalf : Non merci. Du thé c'est tout !
Bilbon : Je vous attendai la semaine dernière. Non pas que cela m'ennuie. Vous allez et venez à votre guise. Vous me prenez au dépourvu en effet... Je peux aussi vous faire des œufs si vous voulez. Gandalf ?
Gandalf : Du thé ce sera tout.
Bilbon : Vous ne m'en voulez pas si je grignotte
Gandalf : Non, non, pas du tout !
Sacquet : Bilbon ! Bilbon Sacquet !
Bilbon : Il n'y a personne. Ce sont les Sacquet de Besace ! Ils veulent la maison. Ils ne me pardonnent pas de vivre si longtemps. Il faut que je me débarasse de ces gêneurs pendu à la sonnette toute la journée, ne me laissant aucun moment de paix. Je veux revoir les montagnes ! Les montagnes Gandalf ! Et trouver un endroit paisible où je puisse finir mon livre.
Gandalf : Alors vous persistez à vouloir mettre votre plan à éxécution?
Bilbon : Oui, oui. Tout est organisé. Tout est fin prêt !
Gandalf : Frodon se doute de quelque chose.
Bilbon : Naturellement. C'est un Sacquet pas un imbécile de Sanglebuc de recrue !
Gandalf : Vous allez lui dire n'est-ce pas ?
Bilbon : Oui, oui.
Gandalf : Il vous aime beaucoup.
Bilbon : Je sais. Il viendrait sûrement si je lui demandais. Mais au fond de lui Frodon est très attaché à la Comté. Ses champs, ses forêts, ses jolies rivière. Je suis vieux, Gandalf. Je sais que je n'en ai pas l'air, mais je commence à le sentir au fond de mon coeur. Que je me sens déseché, un peu comme du beurre qu'on aurait étalé sur une tartine trop grande. J'ai besoin de vacances. De très longues vacances. D'ailleurs je ne pense pas revenir. En vérité je ne revinedrai pas. Du vieux Toby, la meilleure herbe à pipe de la région mon ami. Ca va être une nuit que l'on oubliera pas !
